Stratégie de course pour mon UTMB 2017

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On part à fond pour passer à la télé et on explose au bout de 30 KM……hihihi

Et oui les organisateurs arrivent à faire un live avec un suivi des leaders (voir le site internet UTMB …..suivi on live TV) sachant que le départ est à 18h00, il y a toujours un petit show avant de lâcher les fous.

On est toujours arrivé tôt et pourtant on part toujours loin de la ligne de départ. L’idée c’est surtout de pouvoir être dans notre rythme dès la sortie de Chamonix .

Le départ c’est vraiment un truc de grand malade, une ambiance indéfinissable, tout le monde est en surchauffe et pourtant il faut gérer au mieux ces moments-là mais franchement c’est trop bueno et ça on ne le vit qu’au départ de l’UTMB alors je vais en profiter au max.

On va partir sur les temps de 2013 sachant qu’on était parti certainement un peu trop vite pour moi. Ensuite l’autre stratégie c’est de courir le plus longtemps possible ensemble avec David. Tout s’était bien passé pendant presque 60 km en 2013. Après c’est une autre course qui avait commencé. C’est normal nous n’avons pas le même niveau.

4 ans après il y a de l’expérience mais aussi 4 ans de plus et cet année c’est plutôt moyen au niveau performances mais je me sens vraiment au top et dans tous les cas je ne peux pas être mieux. Je suis bien entraîné, pas blessé c’est déjà énorme.

Concrètement, le premier point de repère c’est au 14 km (1h50 en 2013) donc on verra bien. Si on est en avance c’est un détail, en retard ce n’est pas très important sauf que je ne veux pas mettre Tigrou sur de mauvaises bases donc il faudra peut-être accepter de se séparer à ce moment-là si je ne suis pas sur le tempo de 2013.

Et après, et bien la course est partie, les bases du rythme aussi et le temps se fera tout seul. On court en descente et sur le plat puis on marche quand ça monte……le plus longtemps possible car très souvent à partir de la mi-course sauf à de rare moment marcher et mettre un pied devant l’autre c’est que tout va bien même si on a l’impression de ne pas avancer.

Et oui pour ceux qui pensent encore que c’est 170 kilomètres en courant, je suis désolé même les premiers marchent de temps en temps. Ils marchent très vite en montée et surtout ils descendent et courent comme des avions sur le reste du parcours. Cette année si les conditions météo sont bonnes, la barre des – 20 heures sera certainement cassée pour le premier. Les autres ont 46h pour finir ce magnifique voyage.

Vous trouverez les temps de passage espérés en noir sur les bases de 2013 et en rouge la course de mes rêves. L’objectif numéro 1 c’est de terminer mais il faut se fixer un temps global et des temps intermédiaires pour cadencer sa course. Car sinon c’est long. Perso je ne pars jamais pour 170 km. Je sectionne le parcours avec des segments de plus en plus court au fur et à mesure de l’avancée de la course.

J’ai conservé les mêmes temps de passage quand 2013 jusqu’au lac Combal où l’estomac avait lâché il y a 4 ans mais depuis ils ont rallongé un peu le parcours les coquins alors on verra bien. Courmayeur sera déjà un bon repère sachant que si j’ai du retard rien n’est perdu pour les temps en noir et en rouge.

Mon estomac va tenir cette année. J’ai changé beaucoup de chose au niveau de l’alimentation. De plus j’ai la chance d’avoir une équipe en or qui va me booster tout le long du parcours. Laurent va me faire tous les 5 points d’assistance et le reste de la dream team (Pauline, Carole, Barbara, Edith, Philippe, Christophe et bien sûr la famille Tigrou) va suivre ma course au fur et à mesure. Pour moi c’est presque plus
important que la course en elle-même et de voir que la famille et les amis montent à Chamonix en fait c’est eux les foux. Sachant qu’en plus, je vais recevoir des SMS et c’est toujours très important pour le mental. Je suis trop content de partager ces moments-là avec vous.

Maintenant Il faut juste que je me prépare mentalement à repousser mes limites au maximum. L’objectif est de rester dans la course et ne pas devenir spectateur. Et c’est le plus dur, on gère des temps forts et surtout des moments de galères et c’est normal… Bienvenue dans le monde de l’ultra trail ! Je pense que le corps n’est pas prêt à faire 170 km alors il te demande de t’arrêter. L’envie d’abandonner est forte. Mais temps que tu es dans les barrières horaires et que tu n’es pas blessé c’est que tout va bien.

Les barrières horaires sont des temps à respecter au fur et à mesure de la course sinon tu dois rendre ton dossard, c’est un moment souvent dur mais il faut l’accepter et ce dire qu’on n’était pas prêt tout simplement et revenir une autre fois encore plus fort.

Après dans ma tête, j’ai toutes les stratégies : les temps en rouge c’est top top top, ceux en noir c’est top top et de toute façon finir c’est top même en 46h00. Donc un pas devant l’autre jusqu’à la ligne d’arrivée et tout va bien se passer…..pas vrai Tonton ?

Alors RDV le 1er septembre pour le top départ à 18H.

Et RDV le dimanche dans la nuit pour David et au petit matin pour moi.

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